[Test] Furi, le jeu d’action ultime ?

furiTitre : Furi

Développeur : The Game Bakers

Date de sortie : 05/07/2016

Plateformes : PC / PS4

Créé par les français de The Game Bakers, Furi est un jeu d’action hommage aux « piliers » du genre, qui ont fait la renommée de différentes séries. Le contrat, c’est 9 combats de boss. Pas d’ennemis sur lesquels passer sa rage entre 2 affrontements, juste des boss avec plusieurs vies et autant de phases de gameplay. Et autant dire que le contrat est rempli, et même au-delà de toutes mes espérances…

Des coups et des bosses

furi-01Furi est un jeu exigeant. Vous allez mourir, autant être prévenu. Car ces 9 combats de boss, vous allez souffrir dessus. Vous vous ferez humilié, vous vous sentirez souillé, vous allez rager. Jusqu’à entrer en Transe et pulvériser la gueule de ce putain de boss, avant de passer au suivant et de vous faire cueillir à nouveau. Pour être clair, les bons moments prennent largement le pas sur les mauvais, car au final si vous mourez, c’est parce que vous n’êtes pas assez bon. Être bon dans Furi, c’est maîtriser sur le bout des doigts les 4 boutons de la manette ( le coup de sabre, le tir du pistolet, la parade au sabre et l’esquive ) et le patern du boss.  Bon il faut être honnête, même avec un bon niveau, vous allez vous faire rouster une paire de fois avant de finir le jeu ! furi-02Pour autant, la mécanique du jeu est inattaquable, puisque vous avez trois « vies », symbolisées par 3 petits carrés en dessous de votre barre de vie. Le boss en face de vous en a entre 3 et 6, ça dépend des cas. Et lui, sur chacune de ces barres de vie, il a un bouclier (soit une barre en plus en gros) qui faudra neutraliser avant d’attaquer la dite vie du boss. Et le coup de génie de Furi, c’est que si jamais vous lui prenez une vie, bah ça vous en redonne une ! Ainsi on peut se faire torcher pendant une phase, lui mettre la misère la fois d’après et reprendre une vie au passage. furi-03Cela donne aux affrontements un côté épique sans nul autre pareil, puisque même en n’ayant plus qu’une vie, il est toujours possible de renverser la situation… Il faudra par contre accepter que l’inverse soit à peu près pareil, dans le sens où dès qu’un boss vous prend une vie, il n’en regagne pas une mais se soigne complètement sa barre en cours si je puis dire en échange. Il y a aussi des moyens de se soigner légèrement en cours d’affrontement, en faisant une parade parfaite par exemple, ce qui rend les combats tout simplement grisants…

Le gout des choses simples

furi-04Furi va aussi à l’essentiel. Il n’y a pas de tutoriel à rallonge pour vous expliquer comment jouer, non, vous sortez de votre cellule et hop direct un combat contre un boss. Il n’y pas non plus de magasin au milieu de nulle part aux stocks magiques qui se renouvellent toutes les X heures, non, il n’y a pas non plus d’expérience ni d’arbre de compétences d’ailleurs, et encore moins des coups à débloquer. Pas de jauge de furie ( ha ha ha, bon ok elle était facile… ), de tonneaux rouges à faire péter, pas de mini map à droite de l’écran, de sous menu de l’extrême et chose rarissime en 2016, pas de mode multijoueurs ni furi-05de connexion à portail pour avoir une arme rose à la con, et encore moins de Season Pass. Furi, c’est 25 balles pour en gros 10 heures de jeu en premier run (ce chiffre peut varier grandement selon votre skill…) et au moins 20 pour tout boucler (là encore cette durée peut facilement doubler voire tripler selon vos compétences), c’est en tous cas le temps qu’il fallut. Furi c’est 9 boss très variés et différents, entrecoupés de moments de calmes où le jeu se permet une légère narration dans de sublimes décors en 2D, il est d’ailleurs amusant de comparer son ressenti avec les autres joueurs car on en a tous méga chier sur un ou 2, mais bizarrement ce n’est jamais les mêmes xD. furi-06On y incarne donc Rider, un héros qui en impose mais qui ne décroche jamais un mot, prisonnier de son état qui se retrouvera libre après avoir tué ses 9 geôliers. Il y a en plus 3 fins différentes, dont une qu’il faut vraiment trouver et qui offre une jolie alternative. Le scénario n’est clairement pas le point fort du jeu, et quelque part ce n’est pas vraiment important tant le reste frôle la perfection. C’est d’ailleurs à mon sens le seul point faible du jeu, si vraiment il faut en trouver un… A noter qu’il existe un mode dit Speedrun où on enchaîne les 9 boss à la suite et un mode Furieux où les boss gagnent en vie, de nouvelles attaques et les paterns sont à revoir de 0. Au moins, il y a du défi !!!

Ce n’est pas encore fini !!!

furi-07Les petits gars de The Game Bakers se sont en plus offert les services d’un mangaka pour réaliser le design des personnages, à savoir Takashi Okazaki, l’illustrateur de la série Afro Samurai. Côté musical, on retrouve de l’électro qui défonce la gueule (alors que perso ce n’est pas mon type de zik à la base…) à la manière d’Hotline Miami avec du Carpenter Brut, Danger et autre Toxic Avenger entre autres. Et le jeu propose, chose extrêmement rare aujourd’hui, des doublages français, anglais et japonais de base, avec sous titres à volonté. Il est donc possible de se faire un trip en japonais sous-titré français, pour rentrer à fond dans l’ambiance, et bordel que c’est plaisant en ces temps où le jeu vidéo, média bien plus cher que les Dvd / Blu-Ray, ne propose presque jamais le choix des langues. furi-10Pour finir, je tiens à rendre hommage à 2 combats qui m’ont particulièrement marqués, à savoir le septième et le huitième. Tous les combats sont intenses, parfois trouver la faille de la phase du boss est long mais on finit toujours par y arriver. Dans les 2 cas mentionnés ci-dessus, les combats ont été longs, tendus, éprouvants mais définitivement cultes. Sur le boss n°7, c’est un boss camouflé qui tire de loin au fusil sniper et qui… vous one shot. Voilà comme ça c’est clair. Une fois qu’on l’a localisé, le combat commence réellement et à chaque nouvelle phase / barre de vie, elle recommence le cache-cache sniper. furi-09Ce combat fut d’une telle intensité que c’est sans aucun doute l’un de mes plus grand souvenir de boss, tous jeux / tous temps confondus. Il rappelle d’ailleurs le combat contre The End de Metal Gear Solid 3, à la différence que ce n’est pas seulement le cache-cache qui est intense ici mais tout le combat, car la bougresse se débrouille plutôt bien au sabre ^^ Et le huit c’est un samurai pure souche qui rappelle Mitsurugi de Soul Calibur, avec des coups si puissants qu’il vous tue seulement en 2 ou 3 coups lol. C’est donc un véritable yo-yo niveau vie, avec un coup il me bute et regagne toute sa vie, un coup je le tue et je regagne la mienne. furi-08Très intense également, pas autant que le 7 mais bien au-dessus de tout ce à quoi j’ai joué quand même. Terminons sur les crédits, avec ce message de remerciement incroyable où les gars citent carrément et nominalement des créateurs comme Kojima, Kamiya ou encore Mikami, ainsi que des studios comme Platinum Games ou encore Grasshopper Manufactures. La reconnaissance pour tous ces jeux cultes qui ont inspirés ces joueurs devenus aujourd’hui développeurs, qui livrent ni plus ni moins  la relève des jeux d’action et au passage la nouvelle référence du genre…

yesVous l’aurez compris, Furi, bah je l’ai kiffé à mort ! C’est juste ce qui se fait de mieux en matière de jeu d’action, avec 9 boss monstrueux et vous qui donneront certes du fil à retordre, mais avec une énorme satisfaction en échange lorsque vous les aurez battu. Avec sa D.A. incroyable, sa bande son qui colle parfaitement au jeu, son gameplay imparable, ce jeu exigera de vous le meilleur, mais pour vous le rendre 1000 fois. Et pour ceux qui ont bien dosé le jeu, il y a même un mode Speedrun et surtout un mode Furieux où il faut tout réapprendre. Un indispensable pour les fans de jeux d’action et de jeux japonais à l’ancienne, car dans ce jeu point de tuto, d’exp, de compétences et encore moins de DLC ni de Season Pass, mais le doublage français, anglais et japonais, de série si je puis dire. La baffe de 2016, tout simplement !!!

J’ai aimé

+ Direction Artistique somptueuse

+ Un héros qui en impose

+ 9 boss très variés = 9 combats épiques…

+ Les boss 7 & 8, bien classes et avec des combats cultes

+ 3 fins possibles

+ Les mécaniques de jeu, tout simplement imparables

+ B.O qui tue

+ Extrêmement exigeant, mais jamais injuste

+ Être en Transe à chaque combat

+ Doublages Anglais / Français / Japonais

+ Un hommage aux jeux d’action qui ont fait le succès du genre

+ Des modes Speedrun et Furieux pour les plus acharnés, sachant que finir le jeu est déjà une épreuve

+ Pas de Season Pass, pas de tuto à rallonge, pas de magasins ou acheter de nouvelles / armes coups…

+ … JUSTE DE LA PUTAIN DE BASTON A L’ANCIENNE !!!!!

J’ai pas aimé

– La narration forcément en retrait, mais ce n’est clairement pas le but du jeu

Ma Note :
Sur une échelle de 1 à 10, je lui donne un 11 et lui, il se donne un 12.

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Publié le 14 septembre 2016, dans Tests, et tagué , . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

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