[Test] Papers, Please !

paperspleaseTitre : Papers, Please

Développeur : Lucas Pope

Date de sortie : 08/08/2013

Parmi les nombreux jeux « indé » sortis en 2013, il y a Papers Please. Un jeu développé par une seule personne (et oui ça existe encore !) et qui a remporté un vif succès critique. Pourtant il s’agit d’un jeu de douanier, ce qui est loin de vendre du rêve à la base. Pourtant, avec son ambiance et son gameplay, il pourrait bien là s’agir d’une petite pépite…

Vous ne passerez… PAS !

papersplease-01Félicitations. Vous êtes embauché au poste frontière de Grestin dans une province fictive de l’URSS. Votre famille loge dans votre appartement de fonction et se nourrit sur votre seul et unique salaire. Votre salaire dépend de vos performances à appliquer les consignes. Le décor est planté et vous arrivez à votre premier jour de travail. Une cabine, une chaise et deux tampons, des gens qui arrivent au poste frontière et vous présentent (ou pas) leurs papiers. Vous êtes le juge et bourreau qui décidez qui passe et ne passe pas. Un mec est en règle mais ça tête ne vous revient pas ? Tampon rouge et il retournera d’où il vient. Bon vous aurez un blâme mais c’est pas grave, c’est le début du jeu et vous aurez largement de quoi vous rattraper par la suite. papersplease-02Mec suivant, en règle aussi mais il est louche. Après un instant d’hésitation vous le laissez passer car un deuxième blâme dès le début ça le ferait pas trop. Pas de bol, c’est un terroriste, et il se fait sauter 2 mètres plus loin. Pas de blâme, il était en règle c’est pas votre faute. Le lendemain vos supérieurs durciront encore plus les critères d’entrées, multipliant les pièges… Fait chier. Douanier, c’est loin d’être un métier facile. En effet tout sera fait pour vous piéger, date de séjour périmée, sexe incorrect, mauvais logo d’état et j’en passe. La routine est l’ennemi, pire elle devient pesante. papersplease-03Des fois au moment de tamponner le stress se fera sentir. Avec le temps et en faisant attention vous gagnerez de plus en plus d’argent, de quoi avoir un logement plus grand et mettant votre famille à l’abri de la famine. Des fois la corruption sera de la partie, avec des gens prêt à vous graisser la patte pour passer, et vu que des fois la sanction financière du blâme sera bien inférieure au pot de vin, la tentation sera grande. Mais il en faut plus pour entamer votre honneur d’agent de l’état, et comme l’a dit un célèbre magicien : VOUS NE PASSEREZ, PAS !!!

Meurt, Pourriture communiste !

papersplease-04Autre partie, autre ambition. Il est en effet possible de renverser cette dictature, en aidant certaines personnes et ce sans perdre votre emploi. Il faudra jouer finement, en évitant d’avoir trop de blâmes et frôler le game over une paire de fois, mais c’est possible et aussi jouissif que de jouer l’agent bête et méchant qui applique les consignes et n’aime pas les étrangers. Tout est scripté, ce qui donne pas beaucoup de possibilités : jouer l’agent inflexible, le résistant et un mix des 2, même si ce dernier ne durera qu’un temps. Il faut dire que des fois, il faut peser la mort de votre famille ou aider de pauvres gens, ce qui ne sera pas facile. papersplease-05Puis des fois comme le terroriste du dessus il se passe des choses pas forcément prévues, et les journées sont loin d’être aussi tranquilles qu’un jeu de douanier le laisser entendre. Il faut dire que l’interface est simple, un rideau de fer qui s’ouvre et se ferme au début / fin des journées, une file d’attente, et votre bureau. C’est rétro dans le style graphique et relativement basique, mais ça ne plaira à tout le monde. La fameuse musique d’écran titre qui a fait le tour du web renforcera l’ambiance pesante du communisme du jeu, où la moindre erreur est sanctionnée de manière pécuniaire à la fin de la journée. papersplease-06Fin de la journée qui d’ailleurs sera le moment où l’on verra sa paye arriver, déduction faite des éventuelles erreurs et des charges du foyer. La force du jeu, c’est d’impliquer le joueur, le fameux coup de tampon peut être salutaire car pour rentrer dans ces frais il faut en faire minimum 8, et le temps étant compté et les sources d’erreurs nombreuses, on est d’un côté pressé de renvoyer cet immigré chez lui mais de l’autre côté n’était il vraiment pas en règle ? On fixe alors le bord de l’écran d’où viennent les blâmes et on prie très fort au moment de tamponner. Vous ne verrez jamais plus les coups de tampons pareils…

yesJ’ai donc beaucoup aimé Papers, Please. En dépit de son script qui nuit à la rejouabilité, le titre offre un gameplay et une ambiance uniques qui nous implique comme peu de jeux l’ont fait. Pas évident moralement, on peut soit jouer une ordure qui suit les ordres soit renverser la dictature communiste, mais ça demandera beaucoup de doigté car des fois les pièges sont nombreux. Je le conseille donc fortement, bien qu’il soit uniquement disponible en anglais (même si on comprend quand même la plupart du temps). Disponible pas très cher sur Steam, le tampon vous attend ^^

J’ai aimé

+ Un jeu plus complexe qui n’y paraît

+ L’ambiance communiste

+ La routine est un danger !

+ Moralement pas toujours évident

+ Des choix cornéliens

+ Jouer l’ordure

+ Jouer le résistant

J’ai pas aimé

– Contenu scripté qui nuit grandement à la rejouabilité

– En anglais uniquement

– L’interface simple et rétro qui ne plaira pas à tout le monde

Ma Note : 7/10

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Publié le 23 avril 2014, dans Tests, et tagué . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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