[Test] Metro Last Light !

metrolastlightTitre : Metro Last Light

Développeur : 4A Games

Date de sortie : 17/05/2013

3 ans après Metro 2033, 4A Games revient avec sa suite, sobrement intitulé Metro Last Light. Pris dans la tourmente de THQ, le développeur ukrainien s’est donc retrouvé entre les mains de Deep Silver qui a récupéré la licence, signe d’un développement qui a du comprendre ses périodes mouvementées. Metro Last Light est à cette image, pour le meilleur, et surtout dans ces situations en général, pour le pire…

Artyom, héros de guerre

metrolastlight-01Un peu moins d’un an après les évènement de Metro 2033, notre bon Artyom est désormais un ranger accompli. Ayant rejoint l’Ordre qui siège désormais dans la base du D6 (découverte dans Metro 2033), notre héros est pourtant rongé par le remord d’avoir exterminé les Sombres en leur lançant un gros paquet de missiles sur la gueule (c’est donc la mauvaise fin de Metro 2033 qui est la fin officielle). Pourtant, un ranger lui indiquera qu’il a aperçu un rescapé, si bien qu’on reprend du service pour tirer ça au clair. Un pitch moins sexy que celui de Metro 2033, et pour cause car l’histoire de cette suite fait vraiment pâle figure à côté de celle de son aîné. On a de plus des défauts soulignés dans Metro 203 qui n’ont pas été corrigés, comme entre autre le héros muet qui ruine l’immersion ou les différents point d’alignement suite à nos actions, qui ne figurent nulle part. On pourra d’ailleurs s’étonner de voir Artyom, le mec qui a quand même sauvé tout le Métro dans le 1, se faire railler comme un noob durant les 2 premiers chapitres du jeu. metrolastlight-02Néanmoins, cette intrigue sans surprises et assez convenue laisse place à un dernier tiers de jeu surprenant, qui permet « presque » de finir sur une bonne note, avant une dernière mission ultra classique et sans réelle saveur. Pour autant, n’allez pas croire que ce n’est pas plaisant ou tout pourri, c’est même le contraire, mais en général on est en droit d’attendre d’une suite qu’elle fasse mieux que le premier opus, et là ce n’est pas le cas, hélas. En effet, l’histoire de Metro Last Light se rapproche un peu trop de ce qu’on trouve dans les 3/4 des Fps d’aujourd’hui, avec des missions de défense de base où les ennemis arrivent à l’infini ou avec des séquences de bourrinage intensives, alors que Metro 2033 avait justement su garder ses distances et proposait quelque chose d’inédit. Et ça, c’est vraiment dommage…

Vas y, mets l’ambiance

metrolastlight-03Heureusement, le titre peut compter sur son ambiance si particulière, avec ses longs couloirs de métro sombres dans lesquels vivent des créatures peu accueillantes. On retrouve d’ailleurs la gestion des filtres du masque à gaz, qu’il faut penser à changer, le dit masque qui peut se briser en cas de dégâts prononcés ou encore le gestion de l’éclairage et des radiations, ce qui implique de faire plus attention que dans un Fps lamba ou seul le nombre de cartouches qu’il nous reste occupe notre attention. On aura comme dans Metro 2033 l’occasion d’aller dans des stations peuplées, pour faire des breaks et se réapprovisionner, en découvrant comme l’humanité survit et s’organise dans ce monde post apocalyptique. Il y a toujours les balles militaires qui font office de monnaie d’échange, sachant qu’on peut les utiliser comme « super » munitions également. Enfin, l’arsenal n’a pas subi de gros changements, et on trouve raisonnablement les mêmes armes, même si le Heavy Automatic Shotgun, mon chouchou du premier a ici disparu, à moins bien sûr qu’il soit vendu en DLC, je sais pas je n’ai pas regardé. metrolastlight-04Une transition toute trouvée pour évoquer le changement radical de politique sur le jeu : Metro 2033 avait en effet bénéficié de nouveaux succès et d’armes / modes de difficulté quelques mois après la sortie du jeu, le tout gratuitement, et bien pour Metro Last Light il faudra désormais mettre la main à la poche, avec un season pass à 20€ dès la sortie du jeu, une grosse sulfateuse à 1€ et surtout le mode Ranger, vendu tout de même 5€. Une politique gerbante que je ne pourrais que condamner, car il n’y a rien de mieux que d’acheter son jeu neuf et de découvrir des modes de difficulté ou des succès disponibles dès la sortie du jeu, mais vendus à part. Je crois qu’on appelle ça se faire enculer, enfin j’imagine…

Moi, bête et méchant

metrolastlight-05Pour finir, parlons un peu technique. Tout comme Metro 2033 en son temps, Metro Last Light se veut assez joli, avec notamment des effets d’éclairage vraiment saisissants et un rendu global dans le haut du panier. Néanmoins, il souffre encore aujourd’hui de divers bugs, des écrans noirs aux soucis d’affichage de textures en passant par les bons plantages des familles. On est typiquement en face d’un jeu qui a été rushé sur la fin, et l’exemple le plus marquant reste l’IA complètement à l’ouest. Il y a des fois où l’on est littéralement consterné devant un tel spectacle, comme cette fois ou j’ai allumé / éteint la lumière à côté d’un garde 10 fois de suite sans qu’il réagisse, où quand je décide de flinguer toutes les lumières d’une pièce avec pour seule réaction, des gardes allument une lumière sur leur casque, quand ils en sont équipés… metrolastlight-06A l’opposé, on a beau être caché derrière une palissade, si le voyant de la montre est au bleu on nous verra quand même. Bref, ça ruine l’expérience et l’aspect infiltration est ici complètement anéanti. Et comme si cela ne suffisait pas, on notera aussi que le jeu est bien plus court que son aîné, qu’il est bien plus facile et beaucoup moins pesant, et que les munitions sont en abondance, de quoi gommer un peu plus encore sa différence avec les Call Of Duty et compagnie. Les monstres qui posaient problème ont été soit ramolis, soit carrément supprimés, comme les gros balourds de la bibliothèque et on est globalement moins en stress (voir pas du tout soyons réaliste) que dans Metro 2033. Et quand la fin arrive et qu’il faut défendre une station à coup de gatling, je crois que ça résume bien ce que le jeu est devenu, à savoir un jeu qui a perdu une partie de son âme, et c’est bien dommage…

yesC’est dur de ne pas cacher ma déception, tant j’avais mis mes espoirs sur cette licence qui était si différente des autres Fps. Metro Last Light est une suite qui a perdu un partie des qualités du premier opus, sans pour autant corriger ses défauts et qui s’est même permise d’en rajouter une couche. Nul doute que le développement a été difficile, mais il est regrettable d’accoucher d’un titre qui comporte des bugs et avec une IA juste indigne d’un jeu de 2013. Enfin, tout n’est pas a jeter et ça reste globalement satisfaisant et plaisant à jouer, mais il est certain qu’on était en droit d’en attendre bien plus, surtout que l’éditeur ne se gène pas lui, pour nous en mettre plein le cul avec un mode Ranger en DLC, des armes bonus et autres DLC payants. Je le conseille tout de même pour son ambiance et pour le dernier tiers, mais clairement pas à plein tarif…

J’ai aimé

+ Assez joli

+ Ambiance toujours aussi prenante

+ L’univers du Metro

+ Gestion de l’air, des radiations et des lumières

+ Le dernier tiers du jeu, surprenant

J’ai pas aimé

– Des bugs…

– Un héros toujours muet

– Un héros de guerre qui se fait vaner sans cesse… Sérieux ?

– Histoire décevante

– IA complètement à la ramasse

– Beaucoup trop bourrin

– Moins pesant, moins survie que dans Metro 2033

– Plus court et moins dur que Metro 2033

– Le mode Ranger en DLC à 5€

– Politique de DLC qui pue la merde

Ma Note : 6/10

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Publié le 7 août 2013, dans Tests, et tagué . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

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