[Test] The Last Of Us !

thelastofusTitre : The Last Of Us

Développeur : Naughty Dog

Date de sortie : 14/06/2013

Annoncé aux VGA 2011, The Last Of Us a depuis fait son bonhomme de chemin jusqu’à ma Ps3. Développé par Naughty Dog, les créateurs d’Uncharted, c’est donc une nouvelle licence qui s’offre à nous, en exclusivité sur la console de Sony qui plus est. Une grosse pression pour le studio, qui a pourtant relevé le défi et a livré un jeu qui a reçu des tests dithyrambiques de la presse internationale. Qu’en ai je pensé ? Réponse tout de suite…

#tlou

thelastofus-01Un peu avant l’E3, le NDA qui était posé sur le jeu est tombé, laissant place à un véritable torrent de tests, tous plus élogieux les uns que les autres. Le hashtag #tlou était sur toutes les smartphones en quelque heures, et c’est finalement rare de voir un tel phénomène. Un coup de « com » monstrueux pour le jeu, qui a débarqué une semaine plus tard, juste après cet E3 de fou furieux. C’est donc l’histoire de Joel, un homme a qui la vie et la rapide infection de l’humanité n’ont pas fait de cadeau. C’est un homme proche de la cinquantaine, bourru et pas toujours de bonne humeur, qui survit dans ce monde sans gouvernement ni lois. Un monde qui rappelle celui de The Walking Dead, où l’on peut perdre la vie à tout moment dans cet univers sans pitié. Si je commence mon test comme ça, c’est parce qu’après quelques heures de jeu, j’ai eut une pensée toute particulière pour les Kevin qui se sont rués sur le jeu à la sortie suite à l’engouement général, et qui ont découvert l’implacable vérité : The Last Of Us n’est pas un jeu d’action comme Uncharted. thelastofus-02C’est un jeu de survie sans scripts qui pètent à l’écran, où la narration est lente et intense (surtout après le 2ème tiers du jeu), où l’on traverse parfois des niveaux sans tuer le moindre ennemi et où l’on peut mourir en 2 secondes. Un jeu qui sort des sentiers battus, avec une histoire prenante même si elle met du temps à démarrer, où l’on découvre une « vraie » relation entre 2 personnages, qui se construit durant les 20 heures qu’il faut à peu près pour finir le jeu avec ses hauts et ses bas. Une histoire d’adulte où l’on rencontrera différents personnages qui feront un bout du chemin avec nous, un voyage qui nous fera traverser bon nombre d’endroits plus ou moins bien fréquentés, des moments riches en émotion, et une fin assez surprenante. Je ne détaillerai rien de plus sur l’intrigue, car comme tout jeu de ce calibre, ça sera gâcher le ressentiment final…

Survivre ou mourir

thelastofus-03Dans The Last Of Us, il faut survivre. Et finalement les jeux de ce genre ne courent pas les rues. On a donc peu de munitions (on ne dépasse jamais les 15 balles dans un chargeur) pour venir à bout des différents ennemis qui peuplent les niveaux. Bien souvent, il sera préférable de chercher à passer sans se faire repérer, pour éviter de gaspiller de précieuses cartouches. Surtout que lorsque l’on tire, ça fait du bruit et ça rameute les voisins. Là les cartouches dépensées se transforment alors en chargeurs entiers, et vu qu’on en a peu, on évitera au maximum de les utiliser. Pour palier à ce problème, notre bon Joel peut ramasser toute sorte d’objets, de la planche de bois à la batte de baseball pour cogner au corps à corps, mais aussi divers matériaux comme des ciseaux, de l’adhésif, des chiffons ou de l’alcool, en vue de se confectionner des surins, des coktails molotov ou d’autres joyeusetés. N’allez pas pour autant croire que ça sera la fête du slip que et que votre sac à dos sera blindé d’items, on ne peut en effet en transporter que 3 de chaque type maximum, ce qui permet de se lâcher face à une situation difficile mais évite les abus. thelastofus-04Un système bien conçu, qui incite à fouiller les moindres recoins des niveaux, surtout qu’on pourra choper des pilules ou des pièces en vue d’améliorer les capacités de Joel et ses armes. On pourra aussi et surtout utiliser des manières silencieuses pour neutraliser les ennemis, en se faufilant à pas de loups derrière notre cible en vue de l’étrangler. L’infiltration est donc ici prédominante, ce qui risque de poser un sérieux problème aux bourrins de service, qui n’auront pas d’autres alternatives ici que de contenir leur pulsions. Surtout que si les ennemis humains se gèrent plutôt pas mal, les infectés, eux, peuvent vous one shot en 5 secondes et ont une ouïe extrêmement sensible, sans parler du fait qu’ils ont des paterns assez imprévisibles…

Nobody is perfect

thelastofus-05On ressent donc une tension de chaque instant dans The Last Of Us, surtout quand on doit traverser une pièce remplie d’infectés et qu’on a pas grand chose dans les chargeurs. Et même quand on a de quoi faire, il suffit d’une erreur pour se faire one shot et pour apprendre l’humilité. Je vais être franc, j’ai rarement ressenti ça sur un jeu et je dois dire que ma partie en mode Survivant restera gravée longtemps dans ma mémoire. Pourtant le jeu est loin d’être parfait. Si partout dans la presse on peut lire que le jeu est magnifique et qu’il est le plus beau jeu de cette génération, j’ai vraiment pas été en extase devant les décors, qui s’ils sont travaillés et sont artistiquement très réussis, aliasent pas mal et scintillent beaucoup. Le pire reste le frame rate bloqué à 30 fps avec lequel j’ai eut beaucoup de mal. Si on compare au reste des productions consoles, ça reste effectivement l’un des plus beaux jeux de cette génération, mais étant habitué sur jeux Pc où les 1080p, 60 fps constant et aucun aliasing sont des choses acquises depuis déjà plus de 2 ans, la claque n’a pas été au rendez vous. Je ne dirai rien en revanche sur les visages ou les animations qui là sont très impressionnants. Plus gênant, les soucis d’IA m’ont parfois fait sortir du trip, exemple concret on se casse la tête à marcher tel un chat sur un couloir de 15 mètres pour ne pas alerter les infectés juste à côté, et une fois à destination il y a mon coéquipier qui court comme Marie José Perec devant les infectés, sans déclencher la moindre réaction. thelastofus-06Le studio a du faire un choix, et plutôt que de déclencher des game over à cause de l’IA, il a choisis de la rendre invisible et inaudible. Pour la cohérence par contre, on repassera. Dans le même ordre d’idées, j’ai pas mal pesté contre les retours en arrière impossibles et par la porte fermée qui vous sépare de munitions que vous aviez laissé de côté exprès pour venir les rechercher plus tard, ou encore sur le drop aléatoire des munitions sur les ennemis. C’est vrai c’est un jeu de survie, et donc on devrait pouvoir fouiller chaque corps et il est frustrant de tuer un mec avec un flingue furtivement et de ne pas pouvoir récupérer les cartouches qu’il avait sur lui. Un dernier mot sur le multi auquel j’ai très peu joué mais qui de l’avis du bon Nym33p est vraiment sympa, même si les chasseurs de trophées devront se coltiner presque 170 parties pour avoir le platine, ça sera donc sans moi les gars…

yesAttendu au tournant et acclamé par la presse internationale, The Last Of Us est un jeu adulte, très bien écrit et au scénario fort en émotions, malgré une intrigue qui prend son temps pour réellement décoller. Avec des séquences qui tuent (ah l’hivers…), un gameplay riche et travaillé, et surtout une tension comme on en ressent peu dans les jeux, Naughty Dog livre donc un nouveau chef d’oeuvre, qui s’inscrit sans peine comme un indispensable de la Ps3. Il est pourtant loin d’être parfait, et les défauts liés à l’IA et le bilan technique moins bon qu’escompté m’ont quelques peu déçus, et si la fin s’avère surprenante, je n’ai pas retrouvé le frisson et le génie ressenti sur Bioshock Infinite. Un grand jeu qui fera néanmoins date, et à la question « dois je le prendre ? » je réponds mille fois oui. Et ça, je vous le jure…

J’ai aimé

+ Visages et animations époustouflants

+ Artistiquement incroyable

+ Persos travaillés et attachants

+ Scénario adulte et sans pitié

+ La qualité de l’écriture

+ La survie, la vraie

+ Une tension de tout les instants

+ Gameplay riche et au poil (craft, améliorations ect)

+ Le dernier tiers du jeu à couper le souffle

+ Assez corsé

+ B.O magistrale

+ Une nouvelle licence, ô joie !

J’ai pas aimé

– Le chargement initial qui dure trois plombes

– 30 fps, l’aliasing et le scintillement constant

– L’incohérence de l’IA face aux coéquipiers

– Une fois qu’on avance dans une zone, on ne peut pas revenir en arrière

– Un jeu de survie dans lequel on ne peut pas fouiller les ennemis…

– Les trophées abusés du mode multi

Ma Note : 8/10

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Publié le 7 juillet 2013, dans Tests, et tagué , . Bookmarquez ce permalien. 3 Commentaires.

  1. Quelle surprise, je pensais que tu allais être plus dur avec le jeu mais je constate que non et je ne peux qu’être d’accord avec ton test à 2 ou 3 exceptions près. En ce qui concerne l’histoire par exemple, je regrette que certains « événements » soient par exemple beaucoup trop prévisibles ou alors trop exagérés pour vraiment être cohérent avec l’univers. Pour le gameplay, s’il est bien pensé je le trouve par moment un poil trop lourd. En ce qui concerne l’IA je suis tout à fait d’accord avec toi mais je constate que tu as eu de la chance car je ne compte pas les fois ou Ellie ou encore Bill se sont joyeusement faits repérer par un claqueur me contraignant à devoir les sauver et nettoyer la zone.
    Pour le mode multi, c’est vrai que les trophées « Luciole » et « Chasseur » sont assez long à obtenir mais ce qui est le plus frustrant c’est le temps passé à attendre qu’une partie se lance. Entre la recherche des joueurs et les chargements, y’a vraiment de quoi péter un câble. Après je regrette le trop petit nombre de map car après une 100aine de partie on en a vite fait le tour… Perso il me reste encore 4 ou 5 parties à faire et j’en aurais fini avec le multi, il ne me restera plus qu’a attaquer le jeu en « survivant » XD

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