[Test] Bioshock Infinite !

bioshock_infiniteTitre : Bioshock Infinite

Développeur : Irrational Games

Date de sortie : 26/03/2013

Bioshock est sorti en 2007, et il a fallu attendre 6 longues années pour voir débarquer le nouveau titre d’Irrationnal Games. Un jeu plein d’enjeux, au centre de beaucoup de tourmentes comme des départs de l’équipe en plein développement, des annonces d’un multi suivi d’annulations, des retards successifs, bref des choses qui n’auguraient pas forcément de bonnes choses. Et pourtant, après avoir fini le jeu plusieurs fois, j’ai encore la tête dans les nuages…

Ramenez nous la fille et nous effacerons la dette

bioshock_infinite-01Booker Dewitt est un homme qui a un penchant pour le jeu, et il a accumulé des dettes au fur et à mesure des années. Alors quand on lui propose de lui effacer son ardoise en échange d’une mission d’exfiltration, il ne se fait pas prier. On commence donc le jeu sur une barque qui nous mènera à un phare en plein océan, un joli clin d’oeil à Bioshock même si la suite n’a rien à voir. Notre cible est donc une jeune femme du nom d’Elizabeth, qui est retenue prisonnière dans une énorme statue, sur ville flottante appelée Columbia. Peu après notre arrivée, on est tout de suite happé par l’ambiance du jeu assez incroyable, renforcée par des thèmes finalement assez durs et relativement rares dans les jeux vidéos. Un signe de plus qu’Irrationnal ne se refuse rien, en abordant le racisme, la religion, le fanatisme ou encore l’esclavage et ce ouvertement, alors que les autres auraient plutôt joué la carte du taboo. C’est d’autant plus frappant car lors de notre arrivée à Columbia, ce n’est pas le chaos comme à Rapture. bioshock_infinite-02Les gens vivent leur vie, il fait grand soleil, le ciel est bleu, les oiseaux chantent et les enfants jouent. Puis la réalité nous arrive en pleine figure, et c’est le début d’une aventure intense, complexe, passionnante, incroyable et fantastique, qui nous tiendra en haleine une bonne vingtaine d’heures si vous explorez toutes les zones et qui se terminera par une fin juste monumentale. Je n’en dirai pas plus et à vrai dire je suis resté assez vague exprès, tant le scénario et les surprises qui en découlent sont l’un des gros points forts du jeu. Il est d’ailleurs assez remarquable de constater que le jeu vidéo peut, quand des développeurs se cassent assez le cul et osent des choses, côtoyer sans rougir (et même dépasser ?) des médias comme la musique et le cinéma et apporter une réelle pierre à l’édifice. A ce niveau là, ce n’est ni plus ni moins que de l’art…

Vers l’Infinite et l’au delà

bioshock_infinite-03Columbia est donc le terrain de jeu de cette aventure trépidante. L’aventure se passe en 1912 et le travail réalisé par Irrationnal pour rendre l’univers cohérent est juste admirable. La ville fourmille ainsi de détails pour étaler son ambiance, des musiques d’époque en passant par l’architecture, les affiches publicitaires, le style vestimentaires des personnages et j’en passe. Unreal Engine oblige, le tout est passable techniquement, avec un moteur qui accuse sérieusement son âge malgré un côté artistique qui suffira parfois à nous émerveiller à lui seul. Le pire étant du côté des PNJ, avec des personnages qui ont tous la même gueule ou presque et qui restent assez inexpressifs. Durant l’aventure il y a aussi un grand nombre de références et autres clins d’oeil à des musiques, des films ou encore à des jeux, sans parler de l’écriture générale du jeu qui est proche de la perfection, avec des répliques qui resteront, c’est certain. A ce titre, signalons que la VF est très bonne et que la voix du héros est celle de Richard Castle de la série du même nom, un petit plus qui m’a empêcher de tester la VO, tant la voix colle bien au personnage de Booker. bioshock_infinite-04Les autres personnages sont tout aussi bien doublés, et sont aussi très travaillés comme l’ensemble du jeu. Il y a Elizabeth bien sur, le gros personnage du jeu qui vous accompagnera une bonne partie de l’aventure. Contrairement aux 3/4 des jeux où on doit se coltiner une IA à la ramasse, là on a droit à un personnage qui en plus d’être très attachant se révèle utile en combat. Elle se cache durant les affrontements (si bien que vous n’avez pas à la protéger et à recommencer 36 fois un passage à cause de sa mort), elle cherche des munitions, des objets de soins et de l’argent et vous les donne quand elle en trouve et elle vous indique parfois des trucs bien planqués. Un travail admirable qui force le respect tant c’est rarissime dans les jeux. Il y aussi d’autres personnages hauts en couleurs dans le jeu, qu’ils soient alliés ou ennemis, mais je n’en dirai pas plus…

Soldat de plomb

bioshock_infinite-05Bioshock Infinite est aussi un FPS, et à ce titre il propose pas mal de pétoires d’époque, même si on reste dans le très classique. Pistolet, mitrailleuse, fusil à pompe, sniper et compagnie, on aura donc un bel arsenal qui s’accompagne de Tonics, des pouvoirs un peu comme les Plasmides de Bioshock. Les armes ont gagné en pêche par rapport au jeu de 2007, avec en plus des exécutions au corps à corps assez classes et sanglantes. Les pouvoirs eux, se révèlent assez originaux sauf 2 qui sont la boule de feu et l’arc électrique, entre la possession (qui remplace les mini jeux de hacking snif ), les attaques de corbeaux, le grappin aqueux, la lévitation et bien d’autres, on a donc de quoi faire. Les pouvoirs bénéficient en plus de 2 attaques différentes, avec des attaques chargées qui changent de celles de base, sans oublier la combinaisons de pouvoirs qu’il est possible de réaliser pour des effets dévastateurs. On aura aussi des améliorations de vie / bouclier / mana à trouver, ainsi que des pièces d’équipements avec des effets bonus, comme les ennemis étourdis à chaque head shot ou 2 fois plus de munitions pour les armes. Le revers de la médaille, c’est qu’une fois quelques pouvoirs / améliorations acquis, on est limite un Berserker, avec un jeu qui devient limite trop simple. bioshock_infinite-06Qu’importe on pourra du coup se faire quelques petits plaisirs, notamment en utilisant la Skyline, ces espèces de rails aériens où il est possible de grinder pour un tour de grand huit gratuit. Une fois le solo bouclé, on pourra attaquer le mul… ah bah non puisqu’il n’y en a pas, pour mon plus grand bonheur ! On saluera une fois de plus la ténacité du studio qui a su imposer son choix et d’offrir uniquement une expérience solo, et quelle expérience, et après la débâcle du multi de Bioshock 2, on ne peut que se réjouir de ce choix. Les choix, ils ne seront pas nombreux dans l’aventure, qui se veut assez dirigiste, il y a bien quelques petits choix, mais ils n’influencent en rien le déroulement de l’histoire. Est ce un problème ? Ma foi non, tant l’histoire est passionnante, et si c’est le prix à payer pour se prendre une baffe pareille, alors je veux bien suivre le chemin qu’on m’impose, ce n’est comme si on était dans un couloir, contexte de guerre moderne, à fraguer du taliban par paquet de 12, et ce pendant 4 heures…

yesBioshock Infinite est donc un pure chef d’oeuvre, qui parvient haut la main à surclasser le pourtant très estimé Bioshock. Avec un scénario captivant, dans un univers riche et travaillé, dans lequel on aborde des sujets sensibles de façon intelligente, on côtoie des personnages tous plus réussis les uns que les autres, tout en savourant un gameplay bien huilé et efficace, sur fond d’une narration exemplaire et riche en surprises. Et comme pour mettre une grosse cerise sur ce délicieux gâteau, il y a cette fin mémorable qui enflamme les discussions de ceux qui ont fini le jeu. Alors oui tout n’est pas parfait, le moteur est daté, les PNJ ont tous la même gueule et sont assez inexpressifs, la progression est dirigiste et le hacking a disparu, mais ce sont bien peu de chose face au reste. Dans un monde où les FPS guerriers génériques se multiplient, on tient là celui qui se tient au sommet de la chaîne alimentaire, toisant du regard les Call Of Duty, Battlefield, Homefront et autres Medal Of Honnor en leur disant bien fort : Vous n’êtes que des soldats de plomb…

J’ai aimé

+ Artistiquement somptueux

+ Un scénario qui fera date

+ Oh mon dieu cette fin…

+ Des références à tout va

+ Columbia

+ Les personnages travaillés

+ Des répliques cultes

+ L’écriture quasi parfaite

+ Les thèmes abordés

+ B.O sublime

+ Combats dynamiques, Pouvoirs originaux

+ Le Skyline

+ Ces petits détails qui font tant plaisir

+ Pas de multi, fuck yeah !

+ Bonne durée de vie

+ Booker a la voix de Castle !

J’ai pas aimé

– L’Unreal Engine, c’est du passé

– Les PNJ inexpressifs et qui ont tous la même gueule

– Un peu facile

– Adieu le hacking

Ma Note : 9/10

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Publié le 4 avril 2013, dans Tests, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. 4 Commentaires.

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