[Test] Dmc – Devil May Cry !

dmc-devilmaycryTitre : Dmc – Devil May Cry

Développeurs : Ninja Theroy & Capcom

Date de sortie : 25/01/2013

Dès son annonce, je confesse que je n’ai pas sauté au plafond lorsque j’ai vu le studio en charge du projet et le look du Dante nouveau. Reboot de la franchise Devil May Cry qui a débuté sur Ps2, Ninja Theory et Capcom ont donc mis les choses à plat pour partir sur de nouvelles bases avec les mêmes personnages principaux, mais aux looks, époques et histoires différents.  Après avoir fini le jeu plusieurs fois, voici mon avis  sur ce reboot bien plus « Stylish » qu’il n’y parait…

/taunt

dmc-01Si on m’avait dit il y a quelques années que je jouerai à un beat them all sur Pc, je ne l’aurai probablement pas cru, et pourtant… Le choix de la version Pc s’est vite imposé comme une évidence, et ce même avec une date de sortie repoussée d’une semaine. Tous les défauts techniques évoqués lors des tests des versions consoles ont disparus, exit donc les chargements longuets et surtout le frame rate de 30 fps, on a ici un jeu plus joli, et surtout fluide en toute circonstances, ce qui en fait l’argument de poids pour un jeu pareil. Avec en sus un affichage en 1080p et pas le moindre aliasing, le choix a donc été vite fait, surtout qu’en plus alors que les versions consoles se payent au moins cher pour 45-50€, la version Pc est elle trouvable pour 15-20€. Le bilan technique passé, que vaut réellement ce nouveau Dmc ? dmc-02Et bien concernant le gameplay, on peut dire direct et sans sourciller que cet opus est de loin le plus abouti de la série, j’oserai même jusqu’à dire que si Bayonetta n’existait pas, il serait probablement le meilleur beat them all auquel j’ai pu m’essayer. Comme le jeu de Platinum Games, on est en face d’un jeu très riche au niveau du système de jeu, avec une pléthore d’armes, 8 pour être précis, qui peuvent être utilisées et changées à la volée pendant les combos. De quoi ravir les esthètes des combos et autres maniacs du score, surtout que ces armes se couplent avec tout un tas d’esquives, de contres et autres grappins pour attirer les ennemis à vous ou vous amener à eux, qui peuvent être débloqués dans l’impressionnante boutique du jeu. dmc-03En effet dès l’obtention d’une nouvelle arme, la liste complète des coups s’ajoute dans la boutique et vous n’aurez qu’à dépenser vos points de compétences pour acquérir de nouvelles capacités, sachant qu’en plus tout peut être enlevé et remis ailleurs sans le moindre coût. Un système ingénieux qui évite de regretter d’avoir investi dans un mouvement pourri et qui permet d’essayer un peu toutes les combinaisons. Le revers de la médaille c’est tout ça est un peu complexe à manier, ou du moins demande un temps d’adaptation pour en tirer tout le plaisir, même si du côté de l’accessibilité, le jeu est bien plus simple que ces prédécesseurs. dmc-04Ninja Theory a néanmoins eut l’intelligence de blinder le jeu de niveaux de difficulté (7 en tout !!!) histoire que chacun trouve chaussure à son pied, et ça fonctionne à merveille puisque Kevin n’aura aucun mal à finir le jeu en humain ou chasseur de démon, alors que les autres trouveront du challenge dès le mode Néphilim, avant de commencer les choses sérieuses en Fils de Sparda puis de découvrir l’enfer en Dante Must Die. Les modes poker Enfer et Paradis et Enfer et Enfer sont encore là, mais je ne fais pas partie des fans de ces modes, tant la difficulté apparente du mode Enfer et Enfer (1 coup = la mort) est tronquée par la présence de 3 vies, qui se renouvellent à chaque niveau et qui en cas de mort, ramènent le joueur au dernier checkpoint avec les 3 orbes…

Ebony & Ivory

dmc-05Au niveau technique et sur le gameplay, on a donc un jeu qui tient largement la route et rassure un peu par rapport aux errances qu’on a pu constater sur Heavensly Sword et Enslaved. Il faut croire que la présence de Capcom a permis au studio anglais de combler ses lacunes, même si du côté de l’histoire et des personnages, le bilan est plus contrasté. La direction artistique du jeu est pourtant de haute volée, comme d’habitude avec le studio, même si ça ne pourra pas forcément plaire à tout le monde, avec un monde moderne couplé aux limbes, un monde démoniaque qui a permis aux développeurs de se lâcher dans la perspective des niveaux. C’est convaincant et très japonais dans l’esprit, perso ça m’a bien plu. Néanmoins, je ne sais pas pourquoi ils se sont sentis obligé de mettre autant de phases de plateforme dans un beat them all, surtout celui là où le système de combat est si bon. Si au début c’est sympa ça devient vite saoulant dans la mesure où ça arrive trop souvent et que ça traîne trop en longueur. dmc-06Mais le principal problème, et le défaut majeur du jeu à mon sens, vient de l’histoire d’une platitude incroyable, couplée à des situations si prévisibles qu’on voit le twist final arriver dès le 1/4 du jeu… S’il faut avouer que Devil May Cry n’a jamais été une série qui brillait par son scénario, ça restait quand même convenable et là en 2013 c’est juste pas possible. Surtout que pour accabler un peu plus le jeu, le character design du jeu est assez inégal. On a d’un côté un Dante étonnamment assez classe et grande gueule (même si ça vaut pas l’original tout de même), une Kat qui tire son épingle du jeu, des ennemis dans la lignée de la D.A, c’est à dire travaillés et réussis, mis de l’autre un Vergil assez fade, qui reste les bras croisés, qui a peur de simples SWAT humains (c’est l’égal de Dante pour rappel) et qui se sert du mythique Yamato (son sabre) comme d’une canne (euh lol ?). dmc-07Côté bad guy même tarif, le Mundus nouveau fait de la peine, sa gonzesse on en parle même pas et le reste n’est guère plus brillant. Si Dante lâche toujours quelques vannes, on est très loin du niveau de provocation des opus précédents, et l’écriture générale du jeu est assez calamiteuse pour parler franchement. Et pour achever ce paragraphe de reproches, terminons en beautés avec les cut scene du jeu, nombreuses, très nombreuses, trop nombreuses. On est loin de Mgs 4 faut pas déconner non plus, mais c’est assurément le Dmc qui blablate le plus, et vu les reproches faits à l’histoire et  à l’écriture, vous comprendrez que ces scènes sont plus gênantes qu’autre chose car elles plombent en plus le rythme, et heureusement on peut les zapper…

Capcom Theory

dmc-08On retrouve donc finalement pas mal de défauts caractéristiques des jeux Ninja Theory, mais il faut rester juste et avouer que ça n’empêche pas de s’éclater, bien au contraire. Dans les parties suivantes on passe les scènes et on retrouve un rythme du coup bien plus intense mis à part les phases de plateformes qui elles ne peuvent être esquivées. Pour tout débloquer il faudra d’ailleurs jouer beaucoup, ce qui fait que le jeu s’en tire avec une durée de vie plus que correcte dans le genre. Capcom oblige, on échappera pas aux spécialités du développeur, comme les costumes payants (vous savez ceux qu’on gagnait à l’époque en finissant les modes de difficulté avancés) avec 1 pack de 3 costumes pour 4€ et surtout un bon DLC sur Vergil avec 6 missions pour 10€. Là où ça me gonfle royalement, c’est quand les succès de ce DLC viennent pourrir vos stats alors qu’il n’est pas encore sorti, vous empêchant d’avoir 100% alors que vous avez retourné le jeu dans tous les sens. Dans le même ordre d’idées on appréciera (ironie inside) que la Vost ne soit pas présente de base, et qu’il faille bidouiller les fichiers Steam pour se faire justice soi même… dmc-09Vous me direz quel intérêt de jouer en Vost, sachant que les voix françaises sont bonnes ?  Et bien comme souvent avec les jeux Ninja Theory, elles ne sont pas synchro avec les visages, ce qui a le don de m’irriter au plus haut point et qui fait vraiment tâche en 2013. Pour relever un  peu le niveau, sachez néanmoins que cette fois il n’y aura pas 5-6 fois les mêmes boss, et qu’on ne traversera pas 3 fois les mêmes niveaux. Cet état de fait signé Capcom prend donc fin, et c’est tant mieux, surtout que narrativement ça faisait toujours bizarre de se retaper 3 fois un molosse qui était sensé être mort 3 chapitres plus tôt. Tous les boss vaincus et les niveaux traversés le sont définitivement, on remercie donc Ninja Theory pour l’effort !

yesCe Dmc est donc une bonne surprise, avec un gameplay très riche et au point qui ravira tous les fans de beat them all. On regrettera tout de même que l’intrigue soit si convenue et inintéressante, sans parler du fait qu’une quantité incroyable de cut scene et de phases de plateforme interrompent sans cesse les phases de combats, donnant au jeu un rythme poussif lors du premier run. Tout un tas de défauts supplémentaires (dlc – casting en demie teinte, vf desynchro ect) l’empêche de prétendre à l’excellence, mais il faut néanmoins reconnaître que Ninja Theory et Capcom signe là un reboot gagnant, car à mon sens, ce n’est ni plus ni moins que le meilleur beat them all depuis Bayonetta…

J’ai aimé

+ C’est beau + c’est fluide = la vie

+ Direction artistique réussie

+ Système de combat très riche et très efficace

+ Beaucoup d’armes pour autant de coups à débloquer

+ Le fait de pouvoir enlever des points de compétences et les remettre ailleurs gratuitement

+ 7 modes de difficulté sinon rien !

+ Pas de recyclage de boss et d’aller retours entre les niveaux

+ Un Dante qui a finalement la classe et une grande gueule…

J’ai pas aimé

-… mais on est loin de l’original tout de même !

– Au secours l’histoire !

– Que c’est prévisible !

– Un character design assez inégal

– Des tonnes de cut scenes qui gâchent un peu le rythme

– Trop de phases de plateforme pour un beat them all

– Les costumes et la chute de Vergil en Dlc = Capcom as usual…

– Pas de vostfr de base (faut bidouiller) et VF desynchronisée…

Ma Note : 7/10

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Publié le 5 février 2013, dans Tests, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. 5 Commentaires.

  1. Ton test donne envi. Je n’ai toujours pas testé le jeu mais si je dois avouer un truc en lisant ton test c’est que les décors et environnement son super classe.

  2. Oui la DA tue pour peu qu’on aime le genre. Du fait que l’aventure se passe dans un monde démoniaque ils ont pu se lâcher sur les environnements.

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