[Tests] Lollipop Chainsaw !

Titre : Lollipop Chainsaw

Développeur : Grasshopper Manufacture

Date de sortie : 14/06/2012

Dans le jeu vidéos, c’est comme au cinéma, on a des blockbusters, des oeuvres plus ou moins réussies et aussi des nanards. Dans le jeu vidéo, il y a un grand spécialiste de ce dernier genre : Grasshopper Manufacture et son célèbre créateur Suda 51 : grand artisan des univers barrés et persos décalés. C’est sa dernière production qui nous intéresse aujourd’hui, et voici mes impressions ensanglantées !

Save the Cheerleader, Save the World !

Le concept du jeu est simple : Une pompom girl blonde à forte poitrine, des zombis qui envahissent sa fac, une tronçonneuse et des ponpons comme armes, et c’est partit. Comme Shadow Of The Damned, on est ici en face d’une série Z, assumée à 300%. Que ça soit l’histoire, les persos, les clichés en tout genre, les vannes, l’interface et j’en passe, tout forme un ensemble cohérent, enfin… je me comprends. L’histoire réserve donc ses moments de grands n’importe quoi, entre le fiancée de Juliet qui finit décapité puis la tête accroché à la jupe de la demoiselle (mais qui continue à parler, forcément lol), la famille de la demoiselle aussi déjantée qu’elle, les méchants caricaturaux et les situations complètement what the fuck, je dirai que le jeu va beaucoup plus loin que Shadow Of The Damned dans le délire. Il n’y a qu’à voir l’intro pour s’en convaincre… Concernant le gameplay, c’est du beat them all ultra classique, avec améliorations d’armes et nouveaux coups à obtenir / acheter. On assomme les zombis avec les ponpons, puis on les décapite avec la tronçonneuse. Si on arrive à en décapiter plus de 3 en même temps, on a un écran tout cliquant avec des paillettes et bien sur des bonus de pièces, qui serviront à acheter améliorations, musiques, images pour la galerie et aussi tenues pour Juliet. A force de décapiter du mort vivant, on remplira une jauge de spécial, qui une fois remplie nous permettra de déclencher la furie, où chaque coup sera synonyme de décapitation, sur fond de musique bien girly avec les couleurs flashy qui vont bien.

Les détails qui font la différence

Là où le jeu fait très fort, c’est qu’il fourmille de détails, qui mine de rien cumulés font la différence. Entre l’écran titre en comix, les upgrades de Juliet, les armes (le téléphone dans la tronçonneuse !!!), la bande son pot pourri qui mêle aussi bien hard rock que jpop (si si lol), les écrans de chargements, le nom des trophées, et j’en passe, on sent que le jeu a été bichonné pour que le joueur entre à fond dans le délire. Malheureusement, le délire sera de courte durée vu que le jeu se plie en 5-6 heures grand max en premier run. 6 Niveaux + le prologue, c’est court, et on aurait pas craché sur 2-3 niveaux de plus. Il y a certes des tonnes de choses à débloquer pour prolonger le plaisir, comme un album de zombis à compléter, des musiques et images à acheter et le score de papounet à battre dans chaque niveau, ce qui double facile la durée de vie. Le jeu est aussi généreux avec les tenues de Juliet, avec un rapport prix / tissu assez étrange, du style un ensemble jean à 15 pièces et un maillot de bain à 90 pièces. Le jeu multiplie d’ailleurs les références coquines dans les dialogues / écrans de chargement, avec carrément un trophée pour regarder sous la jupe de Juliet. On assume jusqu’au bout chez Grasshopper, et c’est ça qui est bon !

Japon + Next Gen = 😦

Lollipop Chainsaw ne fait pas exception à la règle qui est malheureusement une réalité pour beaucoup de studios japonais : techniquement c’est pas top. Développé pourtant sur le Unreal Engine capable d’accoucher de merveilles comme Bioshock ou Gears Of War, il faut croire que sans maitrise la puissance n’est rien. Si Juliet et les persos sont assez réussis, les décors sont eux vides et pas très détaillés, les effets grotesques et les chargements nombreux et assez longs. C’est d’ailleurs ces derniers qui sont le plus dommageable pour le jeu car ça ruine le rythme au possible, surtout que des fois on a 1 chargement pour un cut scene ou une petite phase de gameplay. Sur le dernier point, si le tout est assez basique mais réussi, on a tout de même des phases de jeux inutiles / inintéressantes (avec parfois une caméra capricieuse par dessus le marché), qui heureusement sont dans l’ombre de séquences d’anthologie, comme le basket, le baseball ou cette phase en moissonneuse batteuse complètement gratuite. Les niveaux sont tous assez différents, avec des phases de gameplay propres comme les jeux d’arcade du niveau 4 ou les phases en Tronçorush du niveau 2, ce qui permet au final d’éviter au jeu une certaine répétitivité, malgré l’impression de couloirs à monstres assez prononcée.

Lollipop Chainsaw est donc pour moi une grosse réussite, un jeu qui m’a fait assez halluciner avec son trip série Z. Malgré un bilan technique assez mitigé, une durée de vie un peu juste et un gameplay assez basique, le jeu assume complètement et propose une aventure sans pareille qui a le mérite d’aller a fond dans son délire, même si ça ne plaira pas à tout le monde. Perso moi je suis conquis et je fais plus que le recommander à ceux qui aime le genre, vous ne serez pas déçus !

J’ai aimé

+ Un concept original qui va jusqu’au bout dans le délire !

+ L’histoire barrée et les persos décalés

+ Des séquences d’anthologie

+ L’interface et tous ces petits rien qui font la différence

+ Les tenues de Juliet

+ Bande son impeccable

J’ai pas aimé

– Techniquement pas top

– Chargements nombreux et longuets

– Durée de vie faiblarde

– Des phases de gameplays un peu moisies

Ma Note : 7/10

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Publié le 23 novembre 2012, dans Tests, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. 3 Commentaires.

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