[Tests] Assassin’s Creed 3 !


Titre :
Assassin’s Creed 3

Développeur : Ubisoft

Date de sortie : 31/10/2012

Il se sera fait attendre, l’Assassin’s Creed annuel. Véritable troisième épisode de la série après 3 jeux avec Ezio, voici donc les aventures de Connor l’amérindien, à l’époque de la guerre d’indépendance des Etats Unis. Avec une campagne marketing aussi agressive et des promesses à n’en plus finir, est ce que le jeu est à la hauteur des attentes ? Est ce vraiment l’heure du renouveau pour la série ? Et bien…

Quand teaser ne rime pas avec spoiler

Dès le début du jeu, ça commence très fort avec une grosse surprise. On est donc en 2012, Ubisoft a littéralement abreuvé les joueurs avec des trailers et autres démonstrations, et pourtant le joueur, qu’il est vu les trailers ou pas, sera très agréablement surpris par le prologue du jeu. Je n’en dirai pas plus ici, mais sachez que cette longue séquence qui dure bien 5 bonnes heures est un tour de force en soit, et je salue la démarche d’Ubisoft, comme quoi on peut teaser sans spoiler, à bon entendeur… Pourtant, les joueurs chevronnés qui connaissent bien la série seront vite saoulé par ce démarrage certes surprenant, mais aussi assez poussif. Les missions proposées sont pour la plupart linéaires et surtout ultra dirigistes, et on a pas le moindre poil de liberté, alors qu’on a hâte d’aller explorer ce monde virtuel gigantesque et inédit. C’est sûr, Assassin’s Creed 3 prend le temps de poser son intrigue, et c’est une bonne chose, mais il y avait moyen je pense moyen de soulager un peu ce prologue définitivement trop long, ou alors donner un peu plus de liberté. Passé la séquence 5 on est donc enfin libre d’aller où on veut, et ça sera bien sûr l’occasion de savourer l’histoire bien plus riche et maîtrisée que les opus précédents. On appréciera aussi d’apprendre beaucoup de choses, à tel point que cet opus aurait pu s’appeler Revelations pour de vrai, et ça fait un peu oublier la vaste blague de l’an passé. Préparez vous donc à restez sur le cul, avec des séquences marquantes et des révélations assez croustillantes, et bordel que ça fait plaisir ! Batailles historiques, batailles navales et missions bien pensées, on aura de quoi savourer cette campagne solo qui n’a finalement pas de réels défauts mis à par la longueur du prologue, avec en plus des séquences avec Desmond vraiment plaisantes bien qu’un peu intégrées au chausse pied dans l’intrigue. (allez hop on va au Brésil et la minute d’après on joue, sans réelles transitions par exemple). La partie histoire se révèle donc passionnante, mais ce n’est que le sommet de l’iceberg…

Il est free, il a tout compris

L’autre grande force du jeu, c’est son contenu tout simplement gargantuesque. De tous les épisodes déjà sortis, Assassin’s Creed 3 est définitivement le plus riche, avec 3 grandes zones dont 2 villes à explorer. On a donc Boston et New York, séparés par Frontière, une immense étendue sauvage parsemée de petits villages, un peu à la manière de Red Dead Redemption. Comme le titre de Rockstar, il sera possible de revêtir son chapeau de Davy Crockett et de chasser le gibier. En plus d’être très plaisant et très au point, ce système permet surtout d’amasser une somme considérable en revendant les peaux, coeurs et autres dents glanés sur nos victimes. Il existe d’ailleurs un système assez complexe d’économie locale avec des marchands qui achètent plus ou moins chers les objets, et on aura intérêt à bien comparer et de faire des livraisons par convois. Convois qui pourront d’ailleurs se faire attaquer par les méchants anglais en fonction que vous ayez ou non libéré les zones de l’occupation, et le cas échéant il faudra aller poutrer ce beau monde sous peine de perdre la marchandise et la thune du coup. Mon conseil, investissez dans le castor xD Il est petit, souvent en  groupe, se déplace lentement, et on a vite fait d’en massacrer une dizaine en 2 minutes malgré les cris tous mimis et les protestations de sa chérie, et ça se revend au moins 500 livres pièce ! La thune, ça sert comme les épisodes précédents à se payer armes, armures, cartes pour les collectibles et… améliorations pour le navire de guerre. Car oui, l’autre grosse nouveauté de cet épisode, ce sont les batailles navales, qui sont franchement réussies et assure le grand spectacle à chaque fois. Les oreilles de ma chérie se souviennent encore de ces coups de cannons à répétitions et du grognement de la victoire lol Que ça soit la partie graphique ou sonore, ça envoie méchamment du bois ! Autre nouveauté, le système de domaine (ou base comme vous voulez) a été entièrement revu, et que dire à part waouh ! Fini les étales à rénover / acheter, ici il faudra recruter les artisans qui enménageront dans votre domaine. Hormis la côté cosmétique de la propriété qui évoluera, cela donnera surtout lieu à des quêtes secondaires assez bien foutues, qui donne surtout vie aux personnages.

C’est pas une tête que je vais avoir demain, c’est un tomahawk !

Connor aura donc de quoi faire, et pour accomplir ses missions à bien il pourra compter sur un tout nouveau système de combat. Plus technique, ce dernier rend les joutes plus intensives, mais soyons clair, une fois le système maîtrisé, on sera ni plus ni moins aux commandes d’une des plus grosses machines à tuer de tous les temps… Il suffira de faire un combat, de voir les ennemis tomber un par un et  de regarder les cadavres étendus au sol à la fin de l’affrontement pour s’en convaincre et de décrocher un bon vieux « Ah ouais, quand même » avec le tomahawk encore ensanglanté. Les ennemis sont plus vifs, attaquent en même temps, les soldats équipés de mousquets se mettent en retrait, sauf que face à un joueur chevronné, bah ça sera comme qui dirait bon, mais pas suffisant lol.On aura donc les classiques lames secrètes, épées et pistolets auxquels viendront s’ajouter l’arc, le fameux tomahawk et la lame à cordes, pour pendre ses cibles comme des cochons à une branche, un mustl. Un arsenal étoffé sans compter les nombreuses déclinaisons à acheter, on peut donc dire qu’on aura le choix des armes pour un jeu très orienté action, un peu trop à mon goût. Si les combats sont toujours aussi classes, si les animations déchirent, si les armes envoient, il suffit de jouer à un jeu comme Dishonored pour comprendre qu’il y avait certainement un équilibre à trouver, surtout que les réactions des gardes font tout pour que ça finisse sur un combat. En effet l’infiltration est ici mise au second plan, car les mécaniques du jeu  favorisent les assauts directs, encore plus peu être que les épisodes d’avant. Il y a toujours les notions de notoriété, sauf que les gardes sont très (trop) agressifs, sont capables de vous voir à 100 mètres mais sont incapables de voir leur camarade mort à 2 mètres, vous voient sur les toits mais ne vous voient pas alors que vous êtes en blanc dans un buisson juste devant leur nez. Les exemples ne manquent pas et pourrissent un peu l’expérience, surtout quand on veut faire les choses proprement et qu’on se complique bien la tâche. Comme dans cette mission où pour avoir la synchronisation totale, il ne faut pas se faire repérer sur 2 bateaux truffés de gardes. J’y ai passé bien 1 heure et j’ai recommencer je ne sais pas combien de fois, sans parler de la méthode finale tout sauf naturelle pour y parvenir. N’empêche que j’y suis retourné après hein, en mode bourrin, et là ça n’a pas été la même chanson, et repenser à ma cible finale qui a fini pendue sur le mat du navire me remémore un doux sentiment de satisfaction xD

Personne n’est parfait

Le jeu est donc dans son ensemble une énorme réussite, pourtant tout est loin d’être parfait. En plus du côté trop bourrin et trop action du jeu, des réactions bizarres des gardes qui nuisent à l’infiltration, je reproche aussi à Ubisoft d’avoir sorti le jeu alors qu’ils n’avaient pas fini la phase de debuggage tant des petits soucis viennent agacer le joueur. Malgré le patch dispo à la sortie, il y a encore une pléthore de bugs en tout genre, quête qui ne se déclenche pas, soucis de collisions, personnages qui flottent en l’air, le héros qui fait d’un coup un bond de 20 mètres de hauteur avant de repartir tranquille sur la terre ferme et j’en passe. Pour une telle production ça fait un peu tâche ni plus ni moins. Surtout que le moteur du jeu est assez soigné, sans coller une tarte ça reste plaisant à regarder. Les décors sont vastes, les chargements peu nombreux et rapides, et ça fourmille de détails. On a en plus un cycle jour / nuit, de la météo et 2 saisons, qui changent les décors. Il ne faudra par contre pas compter sur des réactions adaptées des gardent qui continuent de vous voir à 100 mètres même si vous êtes habillé en blanc en hivers. La poudreuse est d’ailleurs vraiment très réaliste, avec des animations qui s’adaptent au volume de neige au sol. Les animations parlons en justement, elles sont une fois de plus au top avec des phases d’escalade, de poursuites et de combats assez incroyables de réalisme et de classe malgré une démarche toujours aussi space du héros, surtout sans costume. Une fois le solo terminé il sera temps de s’adonner au multi toujours aussi soigné et jouissif, avec une phase d’intro scénarisée qui vaut son pesant de cacahuètes comme on dit. Il s’agira toujours de jouer au chat à la souris en essayant de débusquer les joueurs des pnj, avec cette fois un mode Meute qui se joue en coop et qui est vraiment sympa pour vu qu’on ait un bon partenaire.

Pour conclure, Assassin’s Creed 3 est donc une grosse réussite, qui en plus de proposer un  contenu titanesque, enrichit encore le gameplay avec de nouvelles armes, de nouvelles phases de gamaplay, un nouveau moteur et un système de combat plus dynamique. Nouveau héros, nouvelle histoire et nouvelle époque, l’intrigue principale avance en plus pas mal et le multi est toujours aussi efficace pour compléter un mode solo déjà conséquent. Il y a bien des soucis techniques qui viennent ternir un peu le tableaux, sans oublier le côté trop bourin et action de l’ensemble, mais rien qui n’empêche vraiment de prendre son pied comme escompté et de faire de cet épisode le meilleur opus de la série à mon sens. Un des must have de l’année tout simplement, merci Ubisoft !

J’ai aimé

+ L’histoire maîtrisée et riche en surprises

+ Connor

+ Des scènes d’anthologie

+ Un contenu gargantuesque

+ De vrais grosses nouveautés

+ Les zones de jeux immense

+ Le multi toujours aussi efficace

+ Assez joli et animations bluffantes

+ Le prologue surprenant…

J’ai pas aimé

– … mais trop long et trop linéaire pour celui qui connaît la licence

– Trop bourrin

– Les réactions des gardes qui nuisent à l’infiltration

– Les bugs en tous genre

Ma Note : 8/10

Trophées de Drizzt_elf_noirPlatines de Drizzt_elf_noir

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Publié le 8 novembre 2012, dans Tests, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

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