[Tests] Dishonored !


Titre :
Dishonored

Développeur : Arkane Studios

Date de sortie : 09/10/2012

En quelques mois, Dishonored a su se faire désirer. Il faut dire qu’un jeu original qui sort en 2012 est un évènement en ces temps où tous les éditeurs jouent la sécurité, et quand en plus c’est un développeur français qui est aux commandes, ça fait son petit effet. Mais au final ça vaut quoi Dishonored ? Réponse ici et maintenant !

Pour une poignée de polygones

On incarne donc Corvo, garde du corps de l’Impératrice de Dunwall, qui l’envoie en mission chercher un remède contre la peste qui ravage la cité. De retour de mission pas forcément avec des bonnes nouvelles, on assiste impuissant à l’assassinat de l’Impératrice et au kidnapping de l’héritière du trône, la jeune Emily Kaldwin. Laissé comme coupable par les ravisseurs, Corvo devra donc s’allier avec la Résistance locale afin de laver son nom et de retrouver l’héritière du trône. Le pitch est convenu, je vous l’accorde. L’intrigue, en plus d’être classique, se révèle être ultra prévisible avec un rebondissement qu’on voit venir à 15 kilomètres. Mais ce n’est pas si grave car le jeu a bien d’autres atouts pour lui. A commencer par l’univers de Dunwall qui est vraiment très riche, avec une ville cohérente qui rappelle Rapture de Bioshock en terme de qualité. Il y a plein de choses à lire et écouter pour les fouineurs, de conversations à écouter pour les curieux et de filles dénudées se prélassant dans un bain pour les voyeurs esthètes de la vue. La direction artistique est d’ailleurs un gros point fort du jeu, et les efforts d’Arkane pour rendre leur univers cohérent et leur ville vivante sont  à saluer. Malheureusement, ce travail est quelque peu ternis par la réalisation du jeu, bien en deçà de ce qu’on peut attendre en 2012. Malgré des environnements vraiment gigantesques et peu de chargements, il faut dire les choses telles qu’elles sont : c’est pas bien beau. Pour avoir essayer la version Pc, du fait du 1080p, de textures plus fines  et d’effets de lumières plus prononcés, le constat est plus positif même si ça reste pas forcément joli. Mais sur console ça fait mal aux yeux : les textures bavent, elles mettent du temps à s’afficher et ça manque de détails, surtout sur les textures au sol…

Tous les chemins mènent à la cible

Concernant le gameplay, il s’agira d’assassiner des cibles, et comme Assassin’s Creed premier du nom, un assassinat digne d ce nom ça se planifie. Ici  on vous donnera des pistes au début des missions, mais sur le terrain libre à vous de suivre ces indices, d’en trouver d’autres voir d’y aller à l’arrache. Un peu à la manière d’un Deus Ex Human Revolution, le jeu s’adapte à la façon de jouer du joueur, avec un level design qui force le respect et qui permet d’aborder les niveaux de moult façon différentes. Du coup le jeu incite a essayer plusieurs façon de faire et se rejoue donc très facilement et agréablement, via un menu de sélections de missions qui évite de se retaper tout le jeu. Malheureusement un new game + avec tous les améliorations acquises est aux abonnés absent, dommage. Il faudra donc refaire les mission avec les pouvoirs et améliorations acquises au point de sauvegarde du début de la mission, en allant du coup à nouveau collecter les upgrades. Concernant les cibles, il existe aussi différentes manières de les neutraliser. En effet, il y a toujours une solution dans laquelle le héros ne se salit pas les mains, comme trouver un enregistrement compromettant ou en passant un accord avec un esclavagiste par exemple. Ces méthodes bien plus complexes que les autres à mettre en oeuvre, sont aussi les plus gratifiantes, avec un général des scènes vraiment sympas et des dénouements surprenants. Concernant les meurtres, là encore mis à part les différentes armes pour « cuisiner » la cible, il y a aussi des solutions alternatives, et c’est toujours un plaisir d’échanger avec les autres joueurs pour voir comment ils ont fait dans telle ou telle situation, et c’est là qu’on s’aperçoit du boulot de titan d’Arkane pour rendre cela possible et si plaisant. Chapeau les mecs !

Maître Corvo sur son toit perché

Corvo est donc un assassin qui a la particularité d’avoir des pouvoirs donnés par le mystérieux Outsider. Téléportation à courte portée comme Diablo dans X-Men, Contrôle des animaux et humains, figer le temps, voir à travers les murs et j’en passe, notre héros a donc de quoi faire un plus d’un arsenal assez varié (pistolet, arbalètes, grenades, mines ect). Il faudra néanmoins savoir gérer ses munitions et son mana pour ne pas se faire occir par une IA assez organisée et retorde. Ils vous encerclent, les tireurs se mettent en retrait, ils attaquent en groupe, bref ils sont malins et ici pas question d’attendre tranquillement pour contrattaquer façon Assassin’s Creed et poutrer tout le monde. Les combats sont donc assez coriaces et intenses, et c’est assez rare pour être souligne : l’infiltration est finalement plus aisée que le fameux « foncer dans le tas ». Comme souvent on pourra améliorer équipement et pouvoirs via de la monnaie sonnante et trébuchante pour le premier et des runes trouvées dans les niveaux pour le second. Il y aura aussi tout un tas d’évènement dans ces niveaux gigantesques pour glaner des clés, infos voir mêmes des pnj qui vous rendront les choses plus faciles. Des anecdotes aux infos cruciales, cette phase sera indispensable pour finir la mission comme un puriste, ce qui ne manquera pas de booster la durée de vie annoncée comme faible. J’ai mis une bonne vingtaine d’heures sur mon premier run, en lisant pas mal de livres, en ne tuant personne et sans me faire repérer. Pour un run moins perfectionniste comptez quand même une petite dizaine d’heures, sachant que vous aurez envie de le refaire pour voir les nombreuses choses et chemins qu’il offre.

Dishonored est donc une franche réussite et ne déçoit pas. Pour un jeu original il frappe même très fort avec son univers travaillé et son gameplay très riche, en dépit d’un scénario prévisible et d’une réalisation en demie teinte. S’adaptant au style du joueur il devrait ravir autant les bourrins que les filous et permet surtout une grosse rejouabilité. Sans hésiter l’un des meilleurs jeux de l’année, espérons que les joueurs ne soient pas trop ingrats en l’achetant plutôt que de se rabattre sur les suites, car comme pour L’Oréal, il le vaut bien !

J’ai aimé

+ Une ambiance de folie

+ Un univers très riche avec plein de choses à lire

+ Une leçon de level design

+ Le gameplay qui s’adapte à la façon de jouer du joueur

+ Plein de possibilités !

+ Grosse rejouabilité

+ Les combats intenses

+ Les pouvoirs de fou

J’ai pas aimé

– C’est pas très beau

– Le scénario ultra classique

– Pas de new game +

Ma Note : 8/10

Trophées de Drizzt_elf_noirPlatines de Drizzt_elf_noir


Publicités

Publié le 17 octobre 2012, dans Tests, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. 4 Commentaires.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :