[Tests] Resident Evil 6 !


Titre :
Resident Evil 6

Développeur : Capcom

Date de sortie : 02/10/2012

Il aura fallu attendre 3 ans pour voir débarquer la suite de Resident Evil 5, Capcom ayant en plus pour objectif d’offrir aux fans un jeu best of de la série, avec plusieurs campagnes illustrant les héros emblématiques de la série tout en proposant un gameplay au goût du jour, quitte à pomper ce qui se fait de mieux ailleurs. Pas forcément fan de la saga, c’est surtout pour le coop avec mon ami Kawa que j’ai pris le jeu, malgré les critiques assez virulentes des journalistes et joueurs. Alors bouse cosmique ou taillé pour l’exemple ?

Reviens Léon, j’ai les mêmes à la maison !

C’est un fait avéré, depuis Resident Evil 4, ça fait bien longtemps qu’en Resident Evil ne fait plus peur ni sursauter. Le 6 assume complètement cet état de fait et propose une formule 100% action. Pourtant, la campagne de Léon a des sacrés airs de Resident à l’ancienne au début, avec une ambiance plus intimiste et plus survival, avec des environnements assez sombres, le tonnerre qui gronde. Les balles ne sont pas légion, les zombis eux le sont, et je dois dire que j’ai pris un réel plaisir à parcourir cette campagne. Vers la fin on revient sur une formule plus action mais néanmoins efficace, avec son lot de rencontres qui font plaisir et des scènes marquantes. Avec 5 chapitres qui durent entre 1 heure et 1 heure et demi, la campagne de Léon seule suffit presque à égaler la durée de vie de la plupart des productions actuelles. Même s’il y a bien des choses à redire, comme une réalisation loin d’être au niveaux des standards de 2012, des QTE bien moisis et inutiles (ah le pilotage de l’avion, un must have), des séquences navrantes de platitude (le tir au pigeon sur des palets explosifs pendant 10 minutes, un indispensable !), une caméra trop proche du héros qui gêne souvent lors des séquences assez musclées et bien sûr la légendaire lourdeur dans les contrôles (bien que des efforts ont été consentis), on est très loin du lynchage constaté à la sortie du jeu par la presse et les joueurs. Je trouve même que sur cette partie le jeu s’en sort assez bien, en dépit d’un code réseau tellement minable qu’il m’a obligé à continuer le jeu seul. Bah oui avec 10 bonnes déconnexions en à peine 2 heures de jeu et des trophées qui ne se débloquaient pas en coop, vous comprendrez aisément que l’expérience en ligne est passé aux oubliettes. Et pas que…

Frère Jake, dormez vous ?

Après avoir fini la campagne de Léon, je me suis donc mis à celle de Jake, le fils caché de Wesker. Et là comment dire… Mais… Mais… Mais c’est de la merde ! Là, c’est bien simple, tout les clichés du jeu d’action de bas étage sont respectés ! Oubliez l’obscurité, les zombis, les environnements variés, place ici aux magnifiques tons marrons / gris et à la déferlante d’action. A ce stade je me suis demandé si je n’avais pas changé de jeu, tant la transition a été brutale… Exit les zombis et les monstres, place ici aux J’avos dont je ne sais pas quoi penser. Ils ont une allure humaine, une sale gueule, mais ils se battent avec des couteaux, mitraillettes et gatlings (!!!)… Ils popent des fois à l’infini, on aura donc vite fait de rusher la porte la plus proche pour écourter ce supplice. Il y a bien l’Ustanak, une sorte de Némesis qui nous poursuivra et nous offrira des belles séquences, mais elles sont assez brèves et trop rares comparées à toutes ses séquences qui ne font définitivement pas Resident Evil… La suite n’est guère mieux, avec des phases en moto sans intérêts, pas maniables et avec des séquences QTE où la moindre erreur signifie un game over. D’autres sont plus réussis, comme le chapitre 2 où il faut faire diversion pour éviter l’Ustanak, mais si je fais un bilan global de cette campagne, je me suis quand même bien emmerdé, sans parler de la frustration de recommencer 10 fois un passage relou à cause d’un QTE moisi. Et dire que je n’étais pas au bout de mon calvaire…

Chris-Prolls

La campagne de Chris… Descente en rappel d’un hélico, la ville est en feu, il y a des explosions, des hélicos se crashent et pour la direction c’est tout droit, voila le début de cette campagne.  Durant 5 chapitres  on devra sauver des otages, défendre des zones, mettre du C4 sur un tank, tuer des monstres de 10 mètres de haut et j’en passe, pas de doute c’est Modern Warf… Ah non c’est Resident Evil. La campagne de Chris symbolise ce qui se fait de pire dans le jeu vidéo, repomper ce qui se fait de mieux ailleurs en se permettant le culot de faire archi moins bien que les modèles, et surtout en trahissant le nom de la licence qui se trouve sur la boîte. Je ne suis pas forcément fan de la saga, mais voir de mes yeux une trahison pareille, avec une campagne assez fidèle à l’esprit de la saga et 2 autres complètement à côté de la plaque et littéralement copiée sur des standards du jeu d’action, j’avoue que c’est gerbant. La dernière campagne, moins longue que les 3 autres viendra relever un peu le niveau, si toutefois on accepte de se refarcir des passages vus dans les 3 campagnes précédentes… Pourtant tout c’est pas a jeter dans ce Resident Evil 6, je le répète la campagne de Léon est vraiment plaisante à faire, le système de Hud est bien pensé, le concept de l’histoire croisée entre les différents personnages est bon, il y a des clins d’oeils pour les fans, mais comment, chez Capcom, on a pu sortir un jeu pareil ? Comment on peu sortir un jeu censé se jouer en coop aussi buggé, avec un code réseau aussi instable, alors que le jeu est terminé depuis des mois ? Comment peut on autant s’éloigner de l’identité de la licence ? Et comment peut on faire ça alors qu’on annonce en grande pompe que ce jeu est un des projets les plus ambitieux de la firme et que 600 personnes ont travaillé dessus ? Non vraiment, FAIL quoi…

Resident Evil 6 n’est donc pas le hit attendu. Malgré un début prometteur, enfin si on commence par la campagne de Léon, le jeu montre rapidement qu’il s’est égaré en voulant coller avec ce qui marche le mieux. Seulement voilà, il ne suffit pas de copier bêtement la concurrence pour réussir son coup, et il y a tout un tas de défauts comme la réalisation, des séquences pathétiques, des contrôles toujours aussi lourds, une caméra bien trop proche du personnage, un code réseau indigne d’un jeu coop et j’en passe qui viennent pourrir l’expérience, sans parler du fait que Resident Evil ce n’est pas « ça ». Si vous êtes un gros fan de la saga et n’êtes pas trop exigeant, le casting, les clins d’oeil et l’histoire vous feront peut être un peu vibrer, mais pour les autres passez votre chemin, c’est pas comme s’il n’y avait que ce jeu sur les étales…

J’ai aimé

+ 4 campagnes différentes

+ Le casting

+ Le principe de l’histoire croisée

+ Durée de vie monstrueuse

+ Les trophées classes avec des noms de films

+ La campagne de Léon

+ Plein de phases de gameplay…

J’ai pas aimé

-… pas forcément toutes très inspirées…

– … et incroyables de platitude.

– Pas bien beau

– La caméra trop proche du héros

– Toujours cette lourdeur dans les contrôles

– Le corps à corps approximatif

– Code réseau tout pourri

– Le coop qui fait bugger les trophées

– Les campagnes de Chris et Jake

Ma Note : 6/10

Trophées de Drizzt_elf_noirPlatines de Drizzt_elf_noir


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Publié le 13 octobre 2012, dans Tests, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

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