[Tests] Binary Domain !


Titre : 
Binary Domain

Développeur : Sega

Date de sortie : 24/02/2012

On le sait tous, les Tps ça se vend bien, alors pour être sûr de faire mouche auprès des joueurs, Sega s’est dit « Tiens si on faisait un Gears Of War ? ». Une ambiance différente, des monstres différents et une histoire différente, on ne pourra pas accuser la copie de Sega de ne pas s’être démarqué de son concurrent. Malgré tout, il faut reconnaître que tout le monde n’est pas Epic Games et que malgré bon nombre d’efforts, Binary Domain n’est pas aussi bon que son modèle. Est ce un mauvais jeu pour autant ? Oh que non !

I Robot

La première chose qui change des autres Tps, c’est le cadre et l’ambiance de l’aventure. Vous incarnez Dan, alias le Survivant, un surnom qui rend hommage à ses prouesses au combat et à sa chance. Vous incarnez une brigade spéciale envoyée pour enquêter sur l’entreprise Amada, qui a violé le décret de Genève. Tout ça est assez flou pour le joueur au début, et il devra attendre une petite heure pour réellement comprendre de quoi il s’agit, le temps pour le jeu d’étaler le vocabulaire de l’histoire. L’aventure de Binary Domain est assez longue puis que les 6 actes vous tiendront en haleine une petite quinzaine d’heures, soit une durée de vie bien supérieure à ses petits camarades. De plus l’aventure comporte ses passages épiques face à de gigantesques robots et ses moments plus calmes. Le rythme de la campagne est bien géré avec des passages variés qui ne sont certes pas originaux mais qui ont le mérite de ne pas sombrer dans la répétitivité. Le scénario est quant à lui un peu original et bien ficelé, ce qui est assez rare pour un Tps. On rencontrera aussi différents personnages qui ne resteront pas forcément toute l’aventure, avec en général des persos aux caractères assez forts et différents, ce qui peu donner lieu à de jolies boutades dans certaines combinaisons.

Regroupement !

Côté gameplay, il s’agit d’un Tps tout ce qu’il y a de plus classique : 2 armes lourdes, 1 arme de poing et des grenades à changer à la volée avec la croix directionnelle, un système de couverture et la vie qui remonte toute seule, on est en terrain connu. Le jeu introduit un système de confiance entre les partenaires, qui montera en fonction de vos décisions, de vos réponses dans les dialogues et surtout de votre habileté au combat. Partez seul au front, dégommez la tête du robot 1 puis du 2, laissez le robot 1 et 2 s’entretuer (plus de tête = pagaille dans les rangs ennemis) et achevez le dernier vivant d’un coup de crosse, et vous impressionnerez vos partenaires. Tirez leur dessus et mourrez souvent et au contraire vous leur ferez pitié, et les répliques cinglantes sur votre réputation de Survivant ne tarderont pas à arriver. Ce système de réputation est bien trouvé, tout comme les choix multiples lors de certains dialogues, malheureusement l’incidence sur la réputation n’est pas si décisive que ça. Il faut en effet être vraiment bas en réput pour que vos coéquipiers ne vous soignent pas où ignorent vos ordres. De même avoir une estime haute vous octroiera des encouragements, mais pas une meilleure réactivité ou autre chose. Dommage. Dans la même lignée, le jeu dispose d’un système de commande vocale pour donner des ordres via le micro (et via L2, ne vous inquiétez pas si vous n’avez pas de micro), mais ce système est juste marrant 5 minutes, et avec uniquement 4 mots, on en fait vite le tour.

Un pastaga svp !

Rendu célèbre via ce magnifique trailer qui n’est autre qu’une des cinématiques du jeu, il faut bien avouer que de ce côté la déception est au rendez vous. Avec un scénario pareil qui est assez sérieux, l’accent marseillais du conseiller présidentiel et la VF en général viennent un peu ruiner l’ambiance, chose qui aurait été un plus si le jeu avait donné du côté de la série Z. Ce même conseillé n’apparaît en plus que 2 fois dans tout le jeu, on est donc très loin de l’époque Dynasty Warriors où à chaque cut-scène on sortait le pop corn. De même le multijoueurs est ultra basique et sans inspiration, avec tout les modes habituels et un mode survival (une horde quoi) archi bateau. Alors que des efforts ont été fait sur le solo pour donner une réelle identité au jeu, force est de constater que le multi n’a pas eut le même traitement de faveur, avec en plus l’absence remarquée d’un mode coop dans la campagne, alors que ça s’y serait si bien prêté. Enfin, techniquement c’est moyen, ni joli ni moche, même si certaines séquences en imposent ne serait ce que pour la mise en scène.

Binary Domain est donc une bonne surprise et un bon jeu. Il faut être réaliste, le jeu est en tout point moins bon que le ténor du genre, Gears Of War, mais a tout de même une identité et Sega a bien bossé pour éviter la pâle copie sans saveur. Avec un scénario original et une campagne rondement menée, Binary Domain est un jeu que je conseille aux amateurs du genre, même si du côté multi il faudra faire l’impasse et si le coop est aux abonnés absent.

J’ai aimé

+ L’histoire assez originale et bien construite

+ Des persos aux caractères bien trempés

+ Une campagne longue et variée

+ Les systèmes de commande vocale et de confiance…

J’ai pas aimé

– … malheureusement peu exploités

– On ne voit le conseiller à l’accent marseillais que 2 fois !

– le multi classique vu et revu

– La Vf qui ruine un peu l’ambiance

– Pas de coop !

Ma Note : 6/10

Trophées de Drizzt_elf_noirPlatines de Drizzt_elf_noir


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Publié le 29 mai 2012, dans Tests, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

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